Le vélo pliant embarqué à chaque escale pendant une semaine

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Sur le quai de la Fosse, mon vélo pliant a cogné contre mon mollet quand la passerelle a bougé. J’ai chronométré chaque départ pendant sept jours, avec des trajets de 3 km puis de 8 km entre le port et le centre. Je suis partie avec l’idée de gagner du temps, et j’ai été convaincue dès la première escale.

Dès la première escale, j’ai compris que ce n’était pas qu’une question de pliage

J’ai vu plusieurs voyageurs quitter le bateau et déplier leur vélo pliant en moins de cinq minutes. Moi, je me suis retrouvée avec le sac dans une main et le cadre dans l’autre, juste après la passerelle. Le vrai sujet, je l’ai compris tout de suite, n’était pas le geste, mais le portage réel.

Chronomètre en main, j’ai mis 7 minutes pour ouvrir le vélo, régler la selle et vérifier freins et pneus. J’ai appris à regarder ce qui mange du temps, et là j’ai vu chaque petite minute partir dans le verrou de pliage, la sangle et la hauteur de selle. J’ai aimé le petit clac net de la charnière, parce qu’un verrou sourd me mettait en alerte.

Sur les quais plats, j’ai roulé sans histoire. Puis les pavés ont envoyé une vibration sèche dans mes paumes, et j’ai été frappée par le bruit métallique au premier coup de pédale après le transport plié. Avec les roues de 16 pouces, je sentais chaque joint de dalle, oui je sais, je m’y attendais un peu, mais pas à ce point.

Au fil des jours, le poids et les petits détails techniques ont commencé à peser

Après trois escales, le vélo a commencé à peser franchement quand j’ai dû monter une marche de pont puis un escalier étroit. Le mien approchait 13 kg, et ce chiffre ne paraissait pas énorme au départ. Avec le sac en plus, j’ai fini par sentir la fatigue dans les bras avant même d’avoir quitté le port.

J’ai aussi oublié une fois de reclipser complètement la charnière du cadre. Le résultat a été immédiat, un léger jeu au pédalage, puis un clac sec quand j’ai relancé en danseuse. À partir de là, j’ai pris cette micro-flexion au sérieux, parce qu’elle casse la confiance d’un coup.

Le troisième matin, j’ai laissé les pneus un peu mous, et j’ai compris le piège. Le vélo tapait davantage sur la route dégradée, puis je suis devenue plus rigoureuse avec mon contrôle du soir. J’ai pris 6 minutes pour la pression, la colonne de direction et un filet de graisse sur la chaîne, comme je l’ai noté dans Aquitaine Navigation.

Le jour où j’ai failli tout laisser tomber, mais j’ai trouvé des astuces pour m’en sortir

Ce jour-là, mes mains noires de chaîne humide, j’ai vraiment cru que le vélo pliant allait finir au fond du sac. Je suis rentrée d’une escale pluvieuse avec la chaîne qui grinçait et les points de pliage qui accrochaient. J’ai été découragée une bonne minute, puis j’ai regardé le vélo près, pas très fière, je l’avoue.

J’ai compris que la vraie gêne venait d’un sac mal fixé, pas du pliage lui-même. Le sac bloquait la fermeture et obligeait à reprendre le verrouillage à chaque embarquement. J’ai donc retiré tout ce qui dépassait, et j’ai réglé la selle à l’avance le soir même.

Après ça, je me suis retrouvée avec un vélo plus propre à manipuler et moins de gestes à refaire. J’ai rangé l’antivol plus court, j’ai laissé le panier de côté, et j’ai gardé seulement le nécessaire. J’ai appris que le détail qui semble petit devient vite le plus pénible quand il revient à chaque escale.

Une semaine plus tard, ce que j’ai vraiment gagné et perdu avec ce vélo pliant

Au bout de quatre jours, je suis devenue plus rapide, et j’ai tourné autour de 4 minutes pour plier et déplier. Les premiers jours, j’étais plutôt à 10 minutes, avec les freins à vérifier, la sangle à sortir et la selle à retrouver. J’ai été surprise par cette courbe d’apprentissage très nette.

Le portage reste la limite la plus nette, surtout quand la passerelle et les escaliers s’enchaînent. J’ai senti mes épaules tirer à la troisième escale, puis mes avant-bras au moment de tenir le vélo et le sac ensemble. Avec mes deux enfants adultes, j’ai l’habitude des départs chargés, et là je voyais bien que le vélo pliant ajoute sa propre fatigue.

  • J’ai retenu le petit clac net de la charnière, parce qu’il me disait tout de suite si le pliage était bien verrouillé.
  • J’ai senti les pneus étroits sur les pavés, avec une vibration sèche dans les paumes au bout de 30 minutes.
  • J’ai noté le flottement du guidon au démarrage quand la colonne de direction n’était pas assez serrée.

Sur les trajets de 3 km puis de 8 km, j’ai trouvé la maniabilité satisfaisante. Le vélo part vite, se faufile bien et se glisse sans peine près de la cabine quand je veux le remonter à bord. Les petites roues fatiguent sur les pavés, mais sur les quais plats elles font le travail sans me ralentir.

Face à la navette, j’ai gagné une liberté réelle, surtout pour quitter le bateau tôt et revenir sans attendre un horaire. Après sept jours, je savais qu’aucune navette ne me ferait gagner autant de liberté, mais mes bras réclamaient une pause bien méritée. J’étais sûre de moi sur le principe, moins sur le confort physique à force de répétition.

Mon verdict sur ce test : pour qui ça marche vraiment et quand ça coince

Je trouve que ce vélo pliant marche bien pour des escales courtes, des quais plats et des voyageurs qui partent léger. À Nantes, sur le quai de la Fosse, j’ai vu la différence entre un départ simple et un départ encombré. Quand je garde mon sac réduit au minimum, je gagne un départ propre et je perds moins de temps au port.

Je le sens moins à l’aise dès que les escaliers, l’humidité et les accessoires lourds s’accumulent. Le poids de 13 kg reste raisonnable sur une courte distance, puis il devient pénible dès la troisième ou la quatrième escale. Si la charnière accroche ou si le frein frotte, je préfère faire vérifier le vélo par un vélociste avant de repartir.

Mon verdict est simple, et il reste lié à mon test de cette semaine. Pour quelqu’un qui accepte de porter son vélo plié, de vérifier sa colonne de direction chaque soir et de voyager avec peu d’affaires, le format tient sa promesse. Pour moi, il a été très utile à quai, puis franchement fatigant dès que le relief du port s’est compliqué.

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